| | | Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Sam 5 Juil - 8:31 | |
| Toine : Mémoires d'un enfant laid ~ Pascal Basset-Chercot ~ Petit livre, pas gai du tout, sur un enfant pour le moins matraité. Aucun espoir, pas de "pause" dans les violences, sûrement pas chez lui ni même à l'extérieur. Il faut attendre les dernières pages pour ne pas le classer dans les livres les plus noirs du siècle, et encore. Ceci dit, c'est bien écrit. Et l'histoire n'est pas totalement noyée sous les coups (ou l'eau bouillante..) Très bon passage même à la fin, stressante et prenante, la descente des escaliers.  _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Sam 5 Juil - 9:02 | |
| Sur la piste des derniers grizzlis ~ Rick Bass ~  C'est Rick Bass lui-même qui nous raconte ce périple. Voilà déjà une bonne initiative, celle de ne pas inventer pour ça un narrateur, ni même de camoufler ses compagnons sous de faux noms. Ils sont trois d'abord, à faire un voyage de reconnaissance dans le Montana, à la recherche de l'Ours, à la recherche du symbole de la vie naturelle. Dur de trouver des traces, surtout d'un animal que tout le monde pense disparu de ces montagnes. Mais cette recherche pour importante qu'elle soit n'est peut-être pas la principale. C'est surtout l'occasion de s'évader, de se retrouver seul sous la tempête, de courir et grimper jusqu'à avoir les muscles en feu. Rick Bass fait part de son désarroi, aussi face au comportement des gens par rapport à la nature, à la Terre. Désarroi et colère. Le livre servira peu je pense pour cela, même si on sent que c'est en fait pour ça qu'il a été écrit... Pas pour mettre en garde, pour interpeller. Perso, j'ai été bien contente de voir apparaître l'évocation d'Edward Abbey dans ces pages, j'ai fait connaissance avec son meilleur ami, par le récit. C'est génial, quand les lectures se recoupent sans qu'on s'y attende ^^ _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Sam 5 Juil - 17:54 | |
| Préceptes de vie issus de la sagesse amérindienne. ~ Jean-Paul Bourre ~ Juste un assemblage de citations et de paroles amérindiennes vaguement classées par thèmes. Rien de bien exceptionnel donc, mais quelques unes se font reconnaître, que j'ai croisées dans d'autres endroits. C'est assez redondant, mais c'est aussi logique. Ca ne vous apprendra rien sur la vie des amérindiens ni sur la vôtre. Juste un agencement de mots différents, pour voir. _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Dim 6 Juil - 13:17 | |
| Tout dire ~ Jérôme Beaujour ~ On assiste depuis ces dernières anées, à la télévision, à un phénomène nouveau dont la mesure n'a peut-être pas suffisamment étép rise en compte : des gens arrivent à raconter leur vie en cinq minutes. En cinq minutse, tout est dit. On est parfois un peu effrayé de cette incroyable maîtrise du récit autobiographique, de cette manère de livrer en quelques phrases tout le déroulé d'une vie parce qu'on se demande ce qui peut bien rester à vivre, après. A l'extrème opposé, il y a tous ces romans d'une vie qui gisent dans les tiroirs, le plus souvent inachevés, qui cherchent dans la nuit des mots la nuit des vies. Rien ne tient. Aucun évènement, aucun sentiment ne trouvent leur juste traduction. On se dit que décidément une vie ne se laisse pas bien décrire par les mots. Et puis on se dit aussi que sa vie n'est pas aussi intéressante que ça. Pourquoi emmerder tout le monde avec ses petitse mains gelées sous les préaux des écoles ? Tout dire se situe dans le vide laissé entre ces deux façon de se dire. __________________ Bouquin attypique, j'ai bien aimé ^^ Le ton et le style sont décalés mais restent cohérents jusqu'à la fin, comme pour nous empêcher de cerner bien le narrateur. Tout en s'y retrouvant forcément par certaines réflexions. Des réflexions, il y'en a beaucoup, c'est presque une vie racontée seulement grace à de petites réflexions, celles qui sont jugées inutiles, celles qui surtout ne doivent pas être exposées à voix haute. Trop claires, trop personnelles. Pas de grand récit, pas d'arrivée extraordinaire aux dernières pages. Juste un gars perdu comme tout le monde doit l'être, peut-être de façon plus sensible. Ce qui est intéressant, vraiment, c'est cette impression de n'avoir que la partie "derrière-le-masque" et pas nettement celle de son masque. L'inverse de d'habitude, donc. =) Oui, j'ai bien aimé. _______________________________ "" La crise de foie est un petit rituel que j'ai mis au point avec les choses dont je ne sais pas très bien quoi faire et qu'il me faut donc expulser. Par exemple j'ai mis un certain temps à me décider sur l'issue à donner à l'arrivée inoponée, un de ces dimanches du bois de Vincennes, d'un petit garçon qu'il aurait fallu ne pas voir parqu'il lui manquait une oreille. Nous nous amusions bien avec tonton Jean et les autres à taper dans un ballon lorsqu'il est venu se planter devant nous. Après pour nous expliquer, on nous a dit qu'il avait eu le visage brûlé. Le soir, on a dîné dans la cuisine comme d'habitude et comme d'habitude il n'a pas fallu faire de bruit à cause de la voisine d'en dessous qui dès qu'on marche au-dessus de sa tête, claque les portes de toutes ses forces. L'autre jour, elle a poussé ma mère dans l'escalier et personne n'a rien dit. Ma mère non plus n'a pas fait de commentaires, elle nous a simplement demandé de retirer nos chaussures plus tôt. Et l'incident est passé à la trappe. Après le dîner on est allé se coucher et j'ai repensé au petit garçon au visage brûlé et, comme ça m'empêchait de m'endormir, je me suis rappelé qu'en plus on devait mourir. Je ne sais plus qui m'a appris ça, en tout cas, merci pour la nouvelle. Heureusement on ne se souvient pas de tout, il y a des îlots entourés d'une mer d'oubli et parmi des îlots, il y a cette promenade où nous sommes allés en foret cueillir des violettes. J'étais très content et je me suis perdu ou peut-être on m'a abandonné."" _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Jeu 17 Juil - 13:25 | |
| Une mort très douce ~ Simone de Beauvoir ~ Trouvé sur le web : Court récit autobiographique relatant la maladie et la longue agonie de la mère de Simone de Beauvoir, Françoise. Le témoignage est bouleversant, les termes reflètent durement la réalité : "ce n'était plus ma mère mais un pauvre corps supplicié". Il est difficile de se confronter à la mort de la mère, figure de référence, reflet de notre personnalité. Simone de Beauvoir le vit mal bien sûr, et en veillant sa mère mourante, elle repasse dans sa tête des petites tranches de vie, tantôt joyeuses, tantôt dures, à l'image du caractère de sa mère. Par amour, elle et sa soeur Poupette vont mentir à leur mère; une sorte de dernier péché pour qu'elle parte paisiblement... Elles lui font entrevoir une possible installation chez Poupette après son rétablissement; son opération, pour tenter d'ôter les tumeurs cancéreuses qui polluent son intestin, se transforme en simple péritonite. Il faut faire vite, embellir ce qu'on peut et lui faire garder espoir. C'est beau et très émouvant. Simone de Beauvoir retranscrit très bien la peur devant la mort, la souffrance du malade mais aussi celle de ses proches. On réfléchit sur l'euthanasie, l'acharnement thérapeutique... difficile d'appréhender la fin, même si elle est inéluctable, de ses proches. La mort, pour laquelle elle dit très justement en fin de récit: "le malheur, c'est que cette aventure commune à tous, chacun la vit seul". Je rajoute d'autres extraits, et pour ce qui est de "vous obligerais-je à le lire or not ?" ce sera non. C'est pesant, bien écrit, et vous pouvez le lire sans craindre de le lacher en route je pense. Mais c'est pesant. (Ecrit probablement pour ça, se décharger du poids) Poupette est le surnom de la soeur de Simone. ""Poupette ne tenait plus debout. J'ai décidé : "Cette nuit, c'est moi qui dormirai ici." Maman a paru inquiète. "Tu sauras ? Tu sauras me mettre la main sur le front si j'ai des cauchemars ? - Mais oui." Elle a ruminé; elle m'a regardée avec intensité : "Toi, tu me fais peur."
J'avais toujours un peu intimidé maman à cause de l'estime intellectuelle où elle me tenait et qu'elle avait délibérément refusée à sa fille cadette. Réciproquement : très tôt, sa pudibonderie m'avait glacée. J'avais été une enfant ouverte; et puis j'avais vu vivre les grandes personnes, chacune enfermée entre ses petits murs privés; parfois elle y creusait un trou, vite rebouché : "Elle m'a fait ses confidences", chuchotait maman, d'un air important. Ou on découvrait au-dehors une fissure : "Elle est cachottière, elle ne m'avait rien dit; mais il paraît que..." Aveux et commérages avaient quelque chose de furtif qui me répugnait et je voulus que mes remparts fussent sans faille. A maman surtout je m'appliquais à ne rien livrer, par crainte de son désarroi et par horreur de son regard. Bientôt elle n'a plus osé m'interroger. ""
_____________________________________________________
""Derrière ceux qui quittent ce monde, le temps s'annéantit; et plus j'avance en âge, plus mon passé se contracte. La "petite maman chérie" de mes dix ans ne se distingue plus de la femme hostile qui opprima mon adolescence; je les ai pleuré toutes les deux en pleurant ma vieille mère.""  _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Sam 9 Aoû - 22:29 | |
| Envie de lire, mais j'ai trop de trucs que je pense devoir faire avant pour me donner le droit. Frustrant. Par contre j'ai fini ça : Petite visite aux cannibales ~ Richard Bausch ~ Présentation de l'éditeur Dans l'Angleterre victorienne, la jeune Mary Kingsley a un destin tout tracé : mariée ou vieille fille, elle mènera une existence confinée. Pourtant, elle va s'affranchir de cette malédiction pour devenir, comme son père, une intrépide exploratrice, s'aventurant au cœur des ténèbres africaines, chez les mangeurs d'hommes. Un siècle plus tard, Lily Austin, fille d'acteurs et dramaturge en herbe, est une adolescente américaine à qui l'avenir sourit. Jusqu'au jour où son enfance lui est arrachée. Dès lors, elle se retrouve ballottée par les événements, au point de se croire parfois l'héroïne d'un mauvais feuilleton. Quels points communs peuvent avoir ces deux femmes ? Comment à un siècle de distance ont-elles l'une et l'autre façonné leur vie ? Peu à peu leurs deux trajectoires finissent par s'entremêler et se faire écho. Et la plus libre des deux n'est pas celle que l'on croit. Dans ce roman ambitieux, Richard Bausch passe de la fresque historique à l'intime des vies, un double point de vue qui donne à ce livre son ampleur. Avec une grande sensibilité, il nous offre en même temps deux portraits de femmes inoubliables. Biographie de l'auteur Né en 1945 en Virginie où il réside toujours, Richard Bausch jouit aux États-Unis de l'admiration unanime de ses pairs. Son œuvre a été couronnée à maintes reprises, et figure dans de nombreuses anthologies. Ont paru en français aux Éditions Gallimard Les puissances rebelles, Violence, Salut à l'Amérique, dans ses foyers et sur les mers, La saison des ténèbres et Espèces menacées. Et c'est bien. On entre petit à petit mieux dans l'histoire, et elle est particulièrement tortueuse, sans parler du duo entre la courageuse Mary et l'admirative Lily. De quoi suivre deux destins bien particuliers, avec tonnes de rebondissements, de questionnements, réponses fournies ou pas. Je partage l'admiration de Lily pour ma part, Mary Kingsley ayant vraiment existé, le personnage est écrit de façon fière mais réaliste. (Une forme subjective de réalité, en tout cas) J'aime bien quand des hommes parviennent à écrire des romans comme ça, tout en doutes si féminins. Comme dans Geisha. Du coup, bon gros livre, à lire à l'occasion. Heu... Pas d'extrait, la flemme ^^;  _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Jeu 14 Aoû - 11:36 | |
|  L'enfant Bleu ~ Henry Bauchau ~ Moi j'aime bien cet auteur. C'est lui qui a écrit Oedipe sur la route, lu il n'y a pas trop longtemps. On change d'époque et de l'antiquité on passe à notre époque contemporaine. (Et cool, y'a une page bien faite sur le net, copie copie.) _______________________ Présentation de l'éditeur :
A Paris, dans un hôpital de jour, Véronique, psychanalyste, prend en charge Orion, un jeune adolescent gravement perturbé. Malgré ses difficultés, elle discerne qu'il est doué d'une imagination puissante et entreprend de l'orienter vers le dessin et la sculpture. Les chemins de la création et ceux de la vie quotidienne sont semés d'incertitudes et d'échecs, mais dans ses "dictées d'angoisse", Orion parvient à s'ouvrir à la parole et à mettre en mots ce qui le hante. Au fil des années et suivant des voies inusitées, l'œuvre - l'œuvre intérieure et l'œuvre artistique - apparaît et s'affirme. Le délire, la confusion, les surprenants effets de l'art en actes, la patience des déliants qui partagent les efforts du "peuple du désastre" (les handicapés), le mystère indicible de la souffrance que combat l'opiniâtre espérance, tels sont les thèmes de ce livre où Henry Bauchau a versé beaucoup de son expérience de la psychose et de l'analyse pour atteindre, au-delà du vécu, à la vie du roman. Sous le signe de l'espoir, la présence fugitive de "l'enfant bleu" éclaire Orion et Véronique sur un chemin de compassion.________________________ "" Je suis, moi aussi, bouleversée par ce qui a eu lieu. Je ferme la porte, je me rassois, je me force à respirer longuement. J’ai été emportée dans son délire. J’ai aimé sa violence, son malheur, son allégresse déchirante. J’y ai participé car il ne lui suffisait pas de pouvoir délirer librement, il avait besoin que nous délirions ensemble, comme nous l’avions fait déjà. Etait-ce une faute professionnelle de ma part ? Orion a répondu pour moi : On ne sait pas. Puis pour me remettre à distance : On ne sait pas, Madame. Et il est parti à toutes jambes afin de garder un pied au fond et ne pas se risquer plus longtemps dans les eaux profondes. Reste un « on » insondable. D’où vient ce flot d ‘images et de sons, la voix follement haute de Paule et la musique barbare du grand condor ? Où vont-ils ? On ne sais pas. Respirer, respirer encore, attendre durement devant la porte qui peut-être n’existe pas, demeurer immobile dans la chaleur étouffante du petit bureau. Ne pas croire que je vois le sens de ce qui a eu lieu, ni que j’ai l’obligation de le chercher. Il y a eu une présence, une musique, une danse inouïe des mots puis Orion a revêtu à nouveau son masque apeuré pour aller prendre le métro, le bus et retourner chez lui. Si sa mère lui demande ; « Tu as fait une bonne dictée aujourd’hui ? », il ne répondra pas. Si elle insiste, il lui opposera : « On Ne sait pas » pour protéger sa vie.
(…)
Je reviens tôt mais épuisée à la maison. Cinq heures, encore deux heures ou trois avant le retour de Vasco. Je devrais noter ce qui s’est passé avec Orion, quand nous étions oragés, tous les deux. Il faut trop chaud ; d’abord prendre une douche, me faire une tasse de thé. Après je m’étends un peu, je m’endors."" ____________________________ C'est prenant, très prenant, ces progrès et ces défaites qui s'enchaînent, le temps qui courrent comme il sait bien faire. Ces quelques identités torturées mais qui ne renoncent pas, qui s'épuisent à chercher des pistes. Et puis on retrouve l'écriture qui pour arriver à nous raconter des faits se laisse toujours emporter dans de plus hautes (et curieuses) sphères sans que l'on se retrouve perdus. Juste interloqués. Oui, j'aime bien bien cet écrivain. _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Kam tit'puce! (Lulu)

Nombre de messages: 474 Où je traîne: Quelque part dans ma tête... Date d'inscription: 10/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Mar 19 Aoû - 14:13 | |
| Bauchau a aussi écrit une réécriture du mythe d'Antigone très interressante... Il faut lire : Race et histoire de Levi Strauss, et Introduction à la philosophie de Karl Jasper. _________________ Kam [Maestrouch']  |
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Dim 24 Aoû - 12:29 | |
| Et pas lire forcément : Festin d'amour ~ Charles Baxter ~Parce que c'est mignon et sympa et pas mal du tout, mais pas épatationnant. Du coup j'ai pas le temps de le finir, moi. Et ce sera quand même le dernier bouquin que j'ai lu de la bibliothèque d'ici un Bon moment. Amazon.fr Les peuples heureux n'ont pas d'histoire, dit-on, les gens heureux non plus mais qui peut se vanter de l'avoir toujours été ? En recueillant les histoires d'amour de ses voisins, de ses amis, de ses relations, le narrateur de Festin d'amour brosse un tableau savoureux de tous les malentendus que suscitent les relations amoureuses. L'amour, tout le monde en rêve, peu le trouvent durablement, les couples se font et se défont comme dans La Ronde de Arthur Schnitzler. Au centre de ce carrousel, un homme, Bradley, propriétaire d'un coffee-shop dont les clients et le personnel constituent les protagonistes du roman. Pauvre Bradley dont le plus fidèle compagnon est finalement Bradley, le chien à qui il a donné son propre nom pour se consoler de ses échecs sentimentaux. Le temps n'arrange rien et n'apporte aucune expérience, les vieux époux Ginsberg qui attendent le retour du fils prodigue ne sont pas mieux lotis que Chloé et Oscar, un jeune couple qui s'aime si fort qu'il déclenchera fatalement la jalousie des dieux… Cette comédie subtile et pleine d'humour, finaliste du National Book Award en 2000 a l'élégance d'aborder avec brio et légèreté tout le tragique de la condition humaine. Prix Saint-Valentin 2001. --Yves Bellec --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Présentation de l'éditeur Une nuit d'été, alors qu'il se promène dans un parc, Charlie, un écrivain en quête d'inspiration pour son nouveau roman, croise son ami Bradley, alias Crapaud, qui lui suggère une idée... L'amour, toujours, n'est-il pas prodigue en histoires extraordinaires ? La réalité ne surpasse-t-elle pas bien souvent la fiction ? Par l'entremise de ce sympathique expert malgré lui en malentendus amoureux, Charlie, transformé en confesseur, part alors à la rencontre de ses futurs personnages : ex-épouses, amis, voisins... Ainsi s'égrène la chronique de cette petite ville du Michigan où l'écheveau des rêves, des peines, du désir et de l'espoir tisse la toile du quotidien. ____________________________ Ah mince, j'en suis pas encore aux vrais déboires de Chloé et Oscar, moi, pour l'instant il vont bien... >_< Tant pis. Ouais, donc bien sympa si vous le croisez quelque part, hésitez pas. Sauf si vous avez quelque chose de plus intéressant à lire. ^^ _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Mar 21 Oct - 1:05 | |
| Aimez moi les uns les autres ~ Denise Bombardier ~ Dos de couv :
Elle lit des livres mis à l'index, ne va plus à l'église, se laisse caresser par un Britannique. Elle a 17 ans, elle est quebecquoise et se croit sortie de l'eau bénite. Désormais, pense-t-elle, rien ne va freiner son désir d'émancipation. La rage au coeur, elle fonce. Pour découvrir que l'hypocrisie n'est pas l'apanage de l'église, que les idéaux politiques se fracassent sur les intérêts personnels, que l'amour est un long chemin de croix. En révolte contre sa famille, elle veut aussi participeraux changements radicaux de sa propre société. Ni les humiliations ni les déceptions ne l'abattrons. Avec une rare puissance d'évocation, Denise Bombardier nous livre un roman où la douleur contenue perle sous le maelström de la vie. "La politique mit un terme à mon oisiveté involontaire et brisa ma solitude. Mon vocabulaire se transforma ; je passais du Je au Nous. Nous allions devenir un grand peuple. Nous allions inventer un bonheur collectif, inconnu de la planète. J'en rêvais d'autant que ma vie personnelle restait à plat. Après un rôle, j'attendais toujours le prochain, et les amoureux continuaient de me déserter. Je me rapprochai donc des plus politisés des comédiens qui étaient aussi les moins sollicités par le travail. Nous mettions sur pied des comités d'artistes pour la liberté exigeant l'abolition de la censure cinématographique. Nous manifestions dans des restaurants du centre-ville où l'on refusait de servir les clients qui passaient leur commande en français. Grâce à des réserves d'agressivité inexploitée, je devins rapidement une vedette de ces mises en scènes où je tenais enfin un premier rôle." Du mal à entrer dans le récit au début, mais contente d'avoir poursuivi. Ca reste pas epoustouflant, mais marrant. J'avoue que ma culture politique étant ce qu'elle est, j'ai du passer à côté de pas mal de références, ou plutôt j'ai pas cherché à me renseigner à leur propos. Mais heureusement il n'y a pas que ça dans ce livre, c'est aussi une observation de la volonté assez obtue de cette jeune à mouvementer sa vie pour... quoi ? _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Mar 21 Oct - 1:13 | |
| l'enfant peul ~ Amadou hampâté Bâ ~ En 1991, Théodore Monod écrivait à propos d'Amadou Hampâté Bâ : Puissent ceux qui le découvriront... se sentir moralement enrichis et fortifiés par la découverte de celui qui fut à la fois un sage, un savant et un spirituel... Hampâté Bâ venait de mourir. Et à travers lui, le formidable témoignage d'un penseur et conteur du Mali qui avait su reprendre à son compte les traditions d'oralité de son pays. Dès l'enfance, nous étions entraînés à observer, à regarder, à écouter, si bien que tout événement s'inscrivait dans notre mémoire comme dans une cire vierge. Pour raconter l'enfance en son pays, l'auteur choisit d'évoquer la savane ouest-africaine, la brousse dévorée par le soleil, battue par les tornades, griffée par le fleuve Niger qui traverse le pays. Au centre de son récit : le royaume de Bandiagra au début du siècle, régi par un islam sévère qui encadre la vie des jeunes enfants. L'auteur y grandit dans le respect de deux principes fondamentaux : l'honneur et le respect maternel. Un enfant peut désobéir à son père mais jamais à sa mère. Il faut souligner le talent narratif de l'auteur qui explose littéralement à travers ce récit de son enfance et de son adolescence malienne. Amadou Hampâté Bâ, qui demeure avant tout un magnifique conteur, y décrit avec force humour (mais aussi horreur) les événements drôles ou terribles qui ont façonné son pays... et sa personnalité. --Stellio Paris -- Certes, la famine sévissait encore, mais le véritable motif qui empêchait la célébraton avec pompe de la prise de la Bastille était tout autre. Depuis le 28 juin 1914, date de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche et de son épouse à Sarajevo, une menace de guerre planait dans le ciel de l'Europe, particulièrement sur la France, l'Allemagne et l'Angleterre. En Afrique, tous les représentants de l'autorité française vivaient dans l'inquiétude. Les chefs militaires s'agitaient. Les dignitaires de l'administration civile (le commandant de cercle et son adjoint) et ceux de l'administration militaire (le capitaine de bataillon et son adjoint) ne cessaient de se réunir et de palabrer entre eux, ce qui étonna tous les fonctionnaires indigènes car militaires et civils n'avaient pas précisément pour habitude de travailler ensemble ; la plupart du temps, ils vivaient plutôt comme chiens et chats. ________________________________________ Je suis restée mitigée sur ce livre. Il a un côté très impressionant, et respectable, et vraiment intéressant. Mais j'avais du mal à en continuer la lecture, àa chaque fois. Disons que c'est à cause du style quel qu'il soit qui ne m'a pas accroché. Mais malgré tout, il est Bien, hein, ça donne vraiment une bonne idée des moeurs et façon de penser de l'époque et du lieu, et c'est pour ça que je l'avais acheté. _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Mar 21 Oct - 1:23 | |
| Je ne me souviens de rien d'autre ~ Adina Blady Szwajger ~ En 1939, Adina Blady Swajger a vingt-deux ans. Quand la guerre éclate, elle vient juste de terminer ses études de médecine à Varsovie et rêve d'exercer la pédiatrie. Son rêve tourne au cauchemar à mesure que les persécutions contre les Juifs s'intensifient : dans l'hôpital du ghetto où elle a été acceptée, la nourriture manque, les médicaments sont introuvables, les médecins luttent chaque jour pour apporter aux orphelins qui survivent un peu d'humanité et de réconfort. Le témoignage d'Adina Blady Szwajger est d'autant plus bouleversant qu'elle raconte sans emphase, presque sèchemetn, la souffrance de ces enfants... puis la manière dont elle a fini par leur donner la mort de ses propres mains pour leur épargner l'horreur de la déportation. Devenue agent de liaison dans l'Organisation juive de combat, elle résistera ensuite jusqu'à l'insurrection et la chute du ghetto. Dans La Dernière Gare, s'interrogeant sur notre responsabilité face à l'Holocauste, J.M. Rymkiewicz écrit : "il est permis de considérer le récit d'Adina Blady Szwajger comme l'un des documents essentisl de notre siècle. Celui qui veut savoir à quelle époque il lui est donné de vivre, doit lire ce texte."________________________________________ Les enfants naissaient partout. Même dans les caches et dans les caves. Ils mouraient souvent, on ne pouvait pas les sauver. On n'avait que ses deux mains alors qu'il aurait fallu des méducaments, et le lait maternet qui ne montait pas, et la logeuse qui avait peur d'acheter plus de lait qu'elle n'en avait l'habitude. Ils avaient en outre besoin de respirer, mais il n'y avait pas d'air dans les caves, et on ne pouvait pas en apporter dans ses mains. Ils n'avaient pas non plus le droit de pleurer. Les logeurs, les personnes qui partagaient le logement avaient peur. Jusqu'au jour où la mère, harcelée, effrayée, colla un oreiller sur la petite bouche de son bébé parce que quelqu'un était entré dans l'appartement. Il n'est donc pas étonnant que j'aie emporté le corps du nouveau-né dans un boîte en carton. [...] Je me fis alors la promesse que dans la mesure où cela dépendrait de moi, les enfants ne verraient plus le jour dans les abris. Et il y'avait aussi des enfants vivants. Rares étaient ceux qui avaient encore leurs parents. Ils étaient déjà adultes, de cette maturité des enfants de cinq ou six ans qui ont appris qu'on ne pleure jamais, qu'on ne parle pas et qu'on reste presque toute la journée couché sur un grabat. A force de rester couchés dans un trou noir, les enfants désapprenaient à marcher. C'est une maladie bien connue qui s'appelle rachitisme tardif, et il faut le voir pour savoir ce qu'est une fillette de douze ans couchée sans bouger, qui ne tient même pas sur ses petites jambes quand elle peut se lever, qui pleure sans bruit. ___________________________________________ Je me dis parfois que mon art du relativisme ne tient qu'a quelques bouquins. Celui là, par exemple.  Ce livre... bah, il faut le lire. Parce que je sais pas quoi en dire. Ptêtre juste que Adina B.S. s'excuse de la façon dont il est écrit, comme si c'était la peine. Qu'elle ne se considère pas comme un medecin malgré les années qu'elle a passé pendant la guerre et après à soigner, parce qu'elle a conduit des gens à la mort (pour leur éviter la torture et l'extermination violente), parmi tous ceux qu'elle a sauvé. Bref. A lire, vraiment. _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Mar 21 Oct - 1:33 | |
| Soie ~ Alessandro Baricco ~"Aux premiers jours de mai, à la stupeur générale, ils acheta la maison abandonnée de Jean Berbeck, celui qui s'était arrêté un jour de parler et jusqu'à sa mort n'avait plus rien dit. Tout le monde pensa qu'il avait en tête d'y faire son nouvel atelier. Il ne s'occupa même pas de la débarasser. Il y allait, de temps en temps, et il restait là, seul, dans ces pièces, à quoi faire, on n'en savait rien. Un jour, il y emmena Baldabiou. - Tu sais, toi, pourquoi Jean Berbeck s'est arrêté de parler ? Lui demanda-t-il. - C'est une des nombreuses choses qu'il n'a jamais dites.
Des années s'étaient écoulées mais il y avait encore les cadres accorchés au mur et les casseroles sur l'égouttoir, à côté de l'évier. Ce n'était pas très gai, et Baldabiou, pour sa part, serait volontiers ressorti. Mais Hervé Joncour continuait à regarder, fasciné, ces murs moisis et morts. C'était évident : il cherchait quelque chose, ici. - Peut-être que ta vie, des fois, elle tourne d'une drôle de manière, et qu'il n'y a plus rien à ajouter. Dit-il. - Plus rien. Plus jamais. Baldabiou n'était pas vraiment taillé pour les conversations sérieuses. Il regardait le lit de Jean Berbeck. - Peut-être que n'importe qui serait devenu muet, dans une maison aussi affreuse.______________________________________________________ De courts chapitres, des phrases simplistes et chouettes, un livre rapide et vraiment super agréable à lire, du coup. Je viens de voir qu'il y'en avait d'autres de ce ptit gars, de quoi forcer un peu la chance de tomber dessus... A suivre.
Deuxième extrait : Hervé Joncour continua pendant des jours encore à mener une vie retirée, se montrant rarement, dans le pays, et consacrant tout son temps à travailler au projet du parc qu'un jour ou l'autre il construirait. Il noircissait des feuilles et des feuilles de dessins bizarres, on aurait dit des machines. Un soir, Hélène lui demanda - Qu'est ce que c'est ? - C'est une volière. - Une volière ? - Oui. - Et pour servir à quoi ? Hervé Joncour gardait les yeux fixés sur ces dessins. - Tu la remplis d'oiseaux, le plus que tu peux, et le jour où il t'arrive quelque chose d'heureux, tu ouvres la porte en grand et tu les regarde s'envoler_________________________________ Plus que le mortel ennui d'une vie répétitive, c'est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui. Voyageur en quête d'œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d'effectuer une expédition "jusqu'au bout du monde". Or, en 1861, la fin du monde, c'est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c'est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d'une femme mystérieuse.
À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d'ombre subtile. --Sana Tang-Léopold Wauters  _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Mar 21 Oct - 1:39 | |
| Forteresse digitale ~ Dan Brown ~ Présentation de l'éditeur Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l'agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage - non sous la menace d'une arme ou d'une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s'il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l'agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s'agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l'homme qu'elle aime. Ca, c'est franchement naze. J'suis bien d'accord avec tous les comms d'amazon, sauf que j'peux pas dire : "c'est une redite des autres" vu que j'ai pas lu les autres. Et même s'il semble que ce soit le moins bon, j'avoue que j'ai encore moins envie qu'avant de lire Da Vinci code, du coup... C'est bateau, écrit vraiment trop banalement, on s'attends à tout et c'est ce qu'on attend qui se produit, l'histoire aurait tenu sur une page. Bah. A éviter. _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | Luciole Ange des chemins à l'abricot

Nombre de messages: 2218 Où je traîne: lune Date d'inscription: 05/10/2004
 | Sujet: Re: Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] Sam 25 Oct - 20:33 | |
| L'ecole des peres ~ Herve Bazin ~Que l'oeuvre d'Herve Bazin soit, pour l'essentiel, une chronique de l'évolution des moeurs dans la seconde moitié du Xxe siècle, nul doute. On peut même se demander si son nouveau roman n'achève pas un cycle. Le Matrimoine nous a proposé le portrait d'un homme en mari. Voici brossé celui du même homme en père. Rôle ingrat, désormais ? Rôle nouveau en tout cas, depuis 1968, notamment pour Abel Bretaudeau bousculé par le changement. Tout va si vite ! Dans les vingt années qui suivent, éducateur s'éduquant sur le tas, Abel doit se remettre en question, s'interroger sur son rôle et ses moyens, s'en contenter, transiger avec l'école, la télé, les copains, construire vaille que caille une démocratie familiale. Agitée, forcément ! Avec les enfants grandissent leurs problèmes que l'adolescence rend aigus et dont la solution, faute de consensus, varie de maison en maison. Quelle indépendance, quelles études encourager ? Que reste-t-il de valeurs à transmettre ? Comment accueillir les premières amours ? Et quand ils seront partis, ces enfants, devenus adultes et vivant au loin des vies différentesn que pourra-t-il encore, Abel, que pourra-t-il pour eux ? Bien que l'Ecole des pères ne relève aucunement de l'autobiographie, Hervé Bazin qui a sept enfants, onze petits-enfants, sait ce dont il parle. Il anime à sa façon cet Abel qui, d'abord pas très doué, apprend la compréhension, l'indulgence et raconte sa paternité sur un ton tour à tour amusé, vengeur, ironique ou tendre, transfigurant des situations que nous connaissons tous. Long résumé °_° Et livre un peu longuet. J'ai failli abandonner en route, j'avoue. Retenue par les efforts de sensibilité du narrateur "allez quand même". Mais le style est un peu trop poussé, je ne sais pas trop vers où mais j'ai pas aimé. Genre une fausse connivence qui aura peut-être marché avec les gens de la génération précédente mais pas moi. Ceci dit c'est vrai que ça donne une vision particulière de 1968 et ses incidences sur les réflexions d'un père et de sa tribu. _________________ Nok toultèm nournoboun, toum linadon nournobounma Ne venez pas chercher grand chose sur mon ptit forum ^^
|
|  | | | | Il faut lire [quand vous aurez fini les premiers (3°)] | |
|
| Page 2 sur 8 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |